Première expérience de tournage d’un film

perchiste 3

Pour mes 26 ans, mon ami Nicolas Pelloille, jeune réalisateur, m’a offert une première expérience sur le tournage d’un court-métrage. Rôle alloué pour ces grandes première: preneur de son, ou plus vulgairement … perchiste !

Outre la découverte de l’organisation et la vie d’un tournage (lieux, lumière, acteurs, répétitions, imprévus, changements de pellicules, sandwichs, regards des badauds, rires, artifices, concentration, tensions, maquillage, moments de grâce, attentes, encore attentes, déplacements, sécurité, technique, la dernière, le clap, les voisins, le chien …), j’ai donc fait l’apprentissage d’un nouveau métier et univers à travers mon casque anti-bruit.

Il faut assimiler le preneur de son à un scaphandrier qui s’isole du monde extérieur (l’équipe du tournage) pour rentrer au coeur même du film et de sa création. L’image et les personnes n’ont plus qu’une existence très lointaine dans son esprit, désormais totalement absorbé par la quête du son le plus audible possible. Telle une chauve-souris en pleine nuit, il se sert de son micro comme d’un radar, son casque lui faisant alors parvenir les informations souhaitées. Doté grâce à ses instruments techniques d’une ouïe supra-humaine, il délaisse naturellement ses autres sens pour se focaliser uniquement sur cette dernière et lui faire entièrement confiance.

Ce scaphandrier n’est pas un autiste, c’est un papillon, le papillon des plateaux à la fois discret, fragile et … indispensable.

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